Ah, les RTT ! Ces fameux jours qui égayent la vie des salariés français et perturbent parfois les équipes RH. RTT, ou Réduction du Temps de Travail, fait référence aux jours de repos accordés lorsque le temps travaillé dépasse la durée légale du temps de travail fixée à 35 heures hebdomadaires par la loi Aubry. En entreprise, la gestion des RTT nécessite précision et clarté, surtout quand il s’agit de calculer le nombre exact de jours auxquels un salarié peut prétendre chaque année civile. Que vous soyez salarié, employeur ou gestionnaire RH, cet article vous explique en détail la méthode de calcul des RTT, les règles et calculs applicables, ainsi que les spécificités des différents dispositifs mis en place selon les conventions ou accords collectifs. Vous pourrez également mieux comprendre les avantages que représente une bonne gestion des RTT au sein de votre entreprise grâce à un outil de calcul pratique et fiable. Merci de votre attention, on plonge dans le détail !
Définition claire et simple des RTT
Les RTT, ou JRTT (jours de réduction du temps de travail), sont des jours de repos accordés aux salariés lorsque l’organisation du temps de travail prévoit une durée supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 heures. Cette mesure résulte des lois Aubry de 1998-2000 sur la réduction du temps de travail.
Les RTT concernent principalement les salariés dont l’accord collectif ou l’accord d’entreprise prévoit un dispositif de réduction du temps de travail. Les salariés au forfait jours bénéficient, quant à eux, de jours de repos supplémentaires. Ces jours sont souvent appelés RTT dans le langage courant, mais ils relèvent juridiquement d’un fonctionnement différent.
Méthode de calcul des jours RTT en 2026
Pour déterminer précisément vos RTT, plusieurs méthodes existent :
Méthode forfaitaire (salariés au forfait jours)
Cette méthode concerne principalement les cadres et les salariés autonomes soumis à une convention de forfait jours. En 2026, l’année civile compte 365 jours, dont 104 samedis et dimanches, 25 jours ouvrés de congés payés et 9 jours fériés tombant entre le lundi et le vendredi.
Pour un forfait annuel fixé à 218 jours, le calcul est le suivant :
365 – 218 jours travaillés – 104 jours de repos hebdomadaire – 25 jours ouvrés de congés payés – 9 jours fériés ouvrés = 9 jours de repos supplémentaires.
Ainsi, pour un salarié au forfait annuel de 218 jours, l’année 2026 ouvre droit à 9 jours de repos supplémentaires. Ce nombre peut varier chaque année selon le calendrier, notamment en fonction du positionnement des jours fériés, ainsi que selon les règles prévues par l’accord collectif ou la convention applicable.
Méthode au réel (salariés en heures)
Pour les salariés soumis à un décompte horaire, les RTT ne se calculent pas automatiquement de la même manière dans toutes les entreprises. Leur acquisition dépend de l’accord collectif ou de l’accord d’entreprise applicable.
Par exemple, lorsqu’un salarié travaille 37 heures par semaine au lieu de 35 heures, l’accord peut prévoir l’acquisition de 2 heures de RTT par semaine. Ces heures sont ensuite converties en journées ou demi-journées de repos selon les règles fixées dans l’entreprise.
Exemple pratique :
Un salarié ayant travaillé 1 680 heures sur l’année a effectué 73 heures de travail supplémentaire. Cela lui ouvre droit à environ 10 jours de RTT (73/7), sur la base d’une journée de travail de 7 heures (la durée retenue pouvant varier selon l’accord d’entreprise).
Éléments influençant le calcul des RTT
- Temps partiel : les salariés à temps partiel peuvent bénéficier de RTT, proportionnels à leur temps de travail effectif.
- Absences : maladie, congés sans solde, congé parental modifient le calcul.
- Forfait annuel : pour les cadres, il est essentiel de vérifier la durée hebdomadaire référentielle.
- Jours fériés : ils sont pris en compte dans le calcul du nombre total de jours ouvrés.
- Convention collective : chaque convention ou accord peut prévoir des dispositifs supplémentaires (repos compensateurs, taux de majoration, conditions de rachat ou de report).
- Système d’aménagement du temps de travail : certains accords permettent de moduler les heures sur la période de référence (souvent l’année).
Spécificités selon le secteur et le statut
- Fonction publique : les JRTT s’appliquent aux agents travaillant plus de 35 heures, avec des règles propres au service public. La réduction du temps de travail dans ce contexte répond à des logiques spécifiques selon les administrations.
- Secteur privé : varie selon le contrat de travail, le statut de l’employé, et les accords de branche.
- Travailleur à temps partiel ou temps complet : le calcul des jours RTT diffère et doit obligatoirement être basé sur le temps de travail effectif.
- Journée de travail et horaire hebdomadaire : influencent directement la durée annuelle et donc le nombre de jours RTT.
RTT non posés : que prévoit la législation ?
Si les jours de RTT ne sont pas utilisés dans l’année :
- Report possible (selon convention ou accord).
- Indemnisation / rachat : certaines entreprises prévoient une compensation financière, avec une majoration de salaire possible selon le taux défini dans l’accord collectif.
- Compte épargne temps : les jours non posés peuvent être transférés sur un CET, selon des modalités fixées par la réglementation ou l’accord d’entreprise.
Différences entre RTT et congés payés
La confusion entre RTT et congés payés est fréquente, et pourtant il existe des différences fondamentales à connaître :
- Origine : Les congés payés sont un droit garanti par le Code du travail, acquis à raison de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé. Les RTT, eux, sont liés à une durée de travail excédant les 35 heures hebdomadaires. Ils relèvent d’un accord collectif ou de la mise en place d’un forfait jours.
- Finalité : Les congés payés servent au repos annuel des salariés. Les RTT ont pour objectif de compenser un surcroît de travail. Il s’agit donc de jours de repos acquis en supplément, souvent en lien avec l’organisation du temps de travail au sein de l’entreprise.
- Modalités de prise : La prise des congés payés doit respecter un calendrier fixé par l’entreprise, souvent en concertation avec le salarié. Les RTT peuvent, selon l’accord d’entreprise, être posés de manière plus souple ou faire l’objet d’une fixation par l’employeur (RTT employeur).
- Droit au RTT : Il n’est pas universel, mais dépend de la durée du travail et des dispositifs prévus. Le salarié n’a droit aux RTT que s’il dépasse la durée légale du travail ou s’il est sous forfait jours.
- Rémunération : Les deux types d’absence sont rémunérés, mais le mode de calcul diffère. Les congés payés s’intègrent dans la rémunération mensuelle ou sont rémunérés sur la base du 1/10e. Le calcul des RTT peut varier selon le taux horaire ou faire l’objet d’un rachat avec majoration.
- Différences entre RTT et congés payés : Les RTT dépendent d’une organisation du travail spécifique et sont souvent gérés via des outils de suivi. Les congés payés sont des droits acquis chaque année par tout salarié.
Avantages concrets des RTT
Pour les salariés :
- Meilleure qualité de vie et organisation familiale.
- Possibilité de poser des jours en semaine ou en pont.
- Utilisation flexible (demi-journée, cumul, rachat).
- Compensation d’une charge de travail importante.
Pour les entreprises :
- Amélioration de la productivité.
- Réduction du stress et des absences non planifiées.
- Meilleure gestion collective du temps.
- Respect des obligations légales et réduction des erreurs RH.
Simulateur de RTT : pourquoi et comment l’utiliser
Un simulateur de RTT en ligne permet :
- De calculer rapidement votre nombre de jours RTT en tenant compte des heures supplémentaires, du forfait annuel, ou du travail en jours.
- D’estimer les conséquences d’une absence, d’un congé, ou d’un changement de contrat.
- De tester différents scénarios : départ en cours d’année, temps partiel, augmentation de l’horaire.
FAQ – Vos questions fréquentes sur le calcul des RTT
Général















































































