Jours ouvrés : définition, calcul et usages RH (sans se perdre dans le calendrier)

6 Fév 2026 | Actualités

Jours ouvrés

« On a 7 jours pour répondre. » Très bien… mais 7 jour ouvré, ouvrable ou calendaire ? Selon le type de jour, la date de fin change, le délai aussi, et votre planning peut soudain ressembler à un puzzle fait un vendredi soir.

Dans une entreprise, les jours ouvrés servent à décrire les jours réellement effectués. C’est la base pour calculer une absence, poser un congé, organiser une semaine de planning, sécuriser un contrat, ou établir un décompte fiable pour le comptable. Un salarié en congé du lundi au vendredi ne pose pas forcément le même nombre de jour si l’on raisonne en jours ouvrables ou en jours ouvrés. Et quand un jour férié tombe un jeudi, le calcul peut basculer d’un jour (et votre organisation aussi). (Service Public)

Objectif : vous aider à distinguer ces notions, choisir le bon mode de calcul, éviter l’erreur classique « on compte au pif », et comprendre pourquoi c’est important en RH, paie, et gestion de planning – même sans être expert. (Oui, on peut rester professionnel sans souffrir en silence devant un calendrier.)

 

Qu’est-ce qu’un jour ouvré ?

Un jour ouvré est un jour effectivement travaillé dans l’entreprise, à l’exception des jours fériés habituellement non travaillés. Le cas le plus général : 5 jours ouvrés par semaine, du lundi au vendredi. Mais ce n’est pas universel : dans le commerce, une organisation fréquente est mardi au samedi (le lundi devient jour de repos). (Service Public)

À ne pas confondre avec :

  • Jour ouvrable : tous les jours de la semaine légalement « travaillables », à l’exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés ; on en compte souvent 6 (du lundi au samedi). (Service Public)

  • Jour calendaire : tous les jours du calendrier (7 par semaine, week-end inclus). (Service Public)

  • Jour franc : un délai compté en jours entiers (de 0h à 24h), sans inclure le jour de départ ni le jour d’échéance ; si l’échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, elle est reportée au jour ouvrable suivant. (Service Public)

En clair : un jour ouvré correspond à ce qui est réellement travaillé dans votre organisation. Et ce détail encadre des dispositions très concrètes : paie, planning, fin de mission, et congés payés. C’est un sujet de sécurité (juridique et opérationnelle), pas un débat de cabinet. (Service Public)

 

Quels jours sont considérés comme ouvrés ?

Regardez ce qui est réellement travaillé, pas ce qui est « normalement » supposé. Une entreprise peut être ouverte 5 jours (lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi) ou 6 jours en intégrant le samedi. Certaines branches (restauration, logistique, livraison) ont des rythmes spécifiques : le rythme peut varier, mais dans la majorité des cas la règle est stable… et on peut s’y tenir (ouf). (Service Public)

Exemple :

  • Bureau : jours ouvrés = lundi au vendredi ; repos hebdomadaire = samedi + dimanche.

  • Magasin : jours ouvrés = mardi à samedi inclus ; repos = lundi + dimanche. (Service Public)

C’est aussi là que la possibilité de travailler le samedi (ou non) devient cruciale : une simple différence de calendrier change un décompte, un délai et un planning.

 

Comment calculer les jours ouvrés : méthode simple et appliqué partout

Le mode de calcul est simple si on suit une méthode :

1. Définir la semaine de travail (ex. lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi).

2. Compter chaque jour de travail sur la période (une semaine, un mois, une année).

3. Ne comptez pas les jours fériés habituellement non travaillés : par définition, ce ne sont pas des jours ouvrés dans l’entreprise (sauf dispositions/organisation particulières). (Service public)

4. Vous obtenez le nombre de jours ouvrés.

Exemple rapide sur une semaine

Entreprise ouverte du lundi au vendredi : 5 jours ouvrés.
Si un jour férié tombe un jeudi et qu’il est chômé, vous comptabilisez 4 jours de travail sur la semaine. (Code du travail numérique)

 

Différence entre jours ouvrés et jours ouvrables (et le jour franc)

  • Jours ouvrables : jours de la semaine légalement « travaillables », à l’exception du jour de repos hebdomadaire (le dimanche en général) et des jours fériés habituellement non travaillés. On en compte souvent 6 (lundi → samedi). (Service Public)

  • Jours ouvrés : les jour effectivement réalisés dans l’entreprise (souvent 5). (Service Public)

Le jour franc est une règle de décompte de délai (utile en procédure). On exclut le jour de départ et le jour de fin, et on peut avoir un délai reporté si la fin tombe un samedi, dimanche ou un jour férié. (Code du travail numérique)

 

Impact des jours fériés sur les congés payés

Un jour férié peut être travaillé ou chômé selon la convention, l’usage, et le secteur. Le Code du travail rappelle une règle incontournable : le 1er mai est jour férié et chômé (et s’il est travaillé, rémunération doublée). (Service Public)

Quand un jour férié tombe pendant un congé, l’impact dépend de l’entreprise :

  • Jour férié habituellement chômé : il n’est pas décompté, donc le salarié pose moins de jour. (Service Public)

  • Jour férié habituellement travaillé : il est décompté comme un jour de congé. (Service Public)

Liste utile des fêtes (pour le planning)

Exemples en 2026 : Jour de l’an (jeudi 1er janvier), Lundi de Pâques (lundi 6 avril), Fête du Travail (vendredi 1er mai), Victoire 1945 (vendredi 8 mai), Ascension (jeudi 14 mai), Lundi de Pentecôte (lundi 25 mai), Fête nationale (mardi 14 juillet), Assomption (samedi 15 août), Toussaint (dimanche 1er novembre), Armistice 1918 (mercredi 11 novembre), Noël (vendredi 25 décembre).

 

Comment gérer les congés payés : ouvrables, ouvrés et taux à connaître

Le taux légal de référence : 2,5 jours ouvrables acquis par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables par année. (Légifrance)

Beaucoup d’entreprises passent en jours ouvrés (souvent 25 jours), ce qui est possible si cela donne au salarié des droits au moins équivalents. (Service Public)

Pour que ce soit clair et propre côté paie :

  • Fixez le taux d’acquisition et le taux de conversion (ouvrable ↔ ouvré).

  • Vérifiez le taux de prise en compte des jours fériés selon la convention (jour chômé ou travaillé).

  • Formalisez tout dans une note RH : c’est de la sécurité pour l’employeur et pour l’employé. (Service Public)

Cas pratique : congé + jour férié

Si vos congés sont en jours ouvrables : on décompte du lundi au samedi, hors dimanche, et on exclut le jour férié chômé. (Service Public)
Si vos congés sont en jours ouvrés : on décompte uniquement les jours travaillés (ex. lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi), avec le même principe sur le jour férié. (Service Public)

Bon réflexe : si vous avez un doute, demandez l’avis du cabinet comptable (ou du cabinet social) qui suit votre paie : l’enjeu est surtout paie + conformité sociale, et évidemment RH. Et oui : un jour mal compté coûte souvent plus qu’un jour posé.

 

Calculer un délai (et comprendre les reports)

Un délai peut être en jours calendaires, ouvrables, ouvrés, ou en jour franc

Pour éviter les pièges, partez d’un exemple « manuel d’école » : un délai démarre un lundi, avec un jour férié le mercredi.
– En jours calendaires : on compte tous les jours, y compris le férié.
– En jours ouvrables : on ne compte pas le dimanche ni les jours fériés habituellement non travaillés.
– En jours ouvrés : on ne compte que les jours effectivement travaillés (souvent lundi→vendredi), en excluant les fériés chômés.
– En jours francs : on n’inclut ni le jour de départ ni le jour d’échéance, avec report si la fin tombe un samedi/dimanche/férié.

(Service Public)

Si la fin tombe un jour non travaillé, le délai peut être reporté selon la règle en vigueur (notamment en jour franc). (Code du travail numérique)

 

Temps partiel, forfait-jours et durée

En temps partiel, le droit à congé suit le même taux légal (2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif). (Service Public)
En forfait-jours, le plafond de référence est 218 jours travaillés par an. Il peut être dépassé si le salarié renonce à une partie de ses jours de repos via un accord écrit, dans les limites prévues par accord collectif ; à défaut, le nombre de jours travaillés ne peut pas dépasser 235 jours.(Service Public)

 

Mini-checklist RH (avant de lancer la semaine)

Une question simple : sur cette période, combien de jour notre équipe travaille, et quel type de jour est inclus ?
En fonction de la branche, le rythme peut varier : contraintes horaires, besoin de service, cas de vacance (absence familiale), ou règle spécifique.
Côté RH, posez la règle en matière de décompte dans le même cadre chaque année (sinon, les chiffres deviennent différents) : référence légalement solide (Code du travail + convention collective), et gestion des exceptions (ex. ouverture le samedi).
Un décompte calculé autrement par un représentant du personnel peut vite devenir un sujet de sécurité ; et quand deux jours fériés tombent la même semaine, le représentant paie apprécie une règle claire.

 

Outils de gestion : comment éviter les erreurs au quotidien

La plupart des problèmes viennent d’un manque d’information unique et d’une règle personnelle mal partagée : une demande personnelle, puis une autre demande personnelle, et chacun compte ses jours à sa façon. Un manager compte en ouvrable, un autre en ouvré, le service RH a une règle, le service opérationnel une autre… et le comptable découvre tout en fin d’année.

Un logiciel de gestion de planning aide à :

  • centraliser les règles (jours de travail, repos, jours fériés) ;

  • automatiser le calcul et sécuriser les décomptes (moins d’erreur, plus de sécurité) ;

  • garder une trace utile pour audit et contrôle. 

Ces outils offrent aussi des garde-fous : ils évitent des erreurs qui, en paie, finissent obligatoirement par retomber sur quelqu’un. Ils fonctionnent d’autant mieux que la règle est claire.

Et côté terrain, il doit être utilisé sans douleur et utilisée par l’équipe comme par le service RH : sinon, le client interne n’a jamais la même date. Dans le week end, on veut pouvoir vérifier une date en 10 secondes.

Enfin, si l’outil n’est pas utilisée, il finit en « tableur d’octobre »… puis en fichier “final_v7_definitif”. (On a tous connu ce mois-là.)

 

Conclusion

Les jours ouvrés structurent le travail au jour le jour : planning, congé, délais, paie. Pour rester serein : (1) clarifiez ouvré/ouvrable/calendaire, (2) appliquez la règle à votre organisation réelle, (3) documentez-la (cadre + convention), et (4) automatisez le décompte si possible.

Si vous cherchez une façon simple et fiable de gérer plannings, absences et congés, vous pouvez essayer Planeezy : l’outil centralise vos règles et vous aide à éviter les erreurs de décompte – sans transformer chaque demande en enquête policière.

FAQ – Jours ouvrés, congés payés et décomptes

Quelle est la distinction entre jour ouvré, jour ouvrable, jour calendaire et jour franc ?

  • Un jour calendaire = tous les jours du calendrier (y compris samedi et le dimanche), utile pour une durée de 31 jours (ex. janvier) ou des délais “de date à date”.

  • Un jour ouvrable = un jour légalement travaillable, à l’exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés (soit souvent 6 jours).

  • Un jour ouvré = un jour où l’entreprise travaille réellement (souvent lundi–vendredi, mais ça peut être mardi–samedi).

  • Un jour franc = un délai qui se compte en “jours complets” (en pratique, ça évite de compter le jour de départ et le jour d’échéance selon les règles applicables).
    Référence pratique : Service-Public.fr et le site officiel du Code du travail numérique. (Service Public)

Comment faire un calcul des jours (et le calcul du nombre de jours ouvrés) entre une date de début et une date de fin ?

Le mode simple (et robuste) :

1. Fixer les jours par semaine “ouverts” (vos jours ouvrés) : par exemple lundi–vendredi, ou mardi–samedi.

2. Définir si le samedi inclus fait partie des jours “ouvrés” (ça dépend du planning).

3. Identifier les jours “non comptés” (repos, fermeture, éventuels jours fériés chômés selon vos règles).

4. Lancer le décompte : on compte uniquement les jours ouvrés compris dans l’intervalle.
C’est basique… mais c’est exactement ce qui évite une grosse partie des litiges.

La “semaine du lundi” est-elle toujours la règle ? (spoiler : non)

En RH, on parle souvent en “semaine du lundi”, mais dans certains secteurs (commerce, restauration, pharmacies…), les équipes travaillent parfois du mardi au samedi : vos jours ouvrés deviennent alors “mardi → samedi”. Résultat : la semaine suivante n’a pas le même décompte qu’une entreprise ouverte du lundi au vendredi. (Service Public)

Si un salarié est en congé et qu’un jour férié tombe au milieu, que devient le décompte des congés ?

Ça dépend de votre règle interne :

  • Si le jour férié est habituellement chômé dans l’entreprise, il n’est pas comptabilisé dans les congés.

  • S’il est habituellement travaillé, il est comptabilisé (oui, même si ça grince des dents).
    Le site officiel donne des exemples très clairs (notamment sur des congés autour de décembre). (Service Public)

Comment se fait le calcul des congés payés et comment ça comptabilise concrètement ?

La règle légale de base : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, plafonné à 30 jours ouvrables par an (5 semaines). (Légifrance)
Et si vous calculez en jours ouvrés (usage/accord), vous devez garantir des droits au moins équivalents à la méthode en jours ouvrables. (Service Public Entreprendre)

Pourquoi on parle de temps de travail / heures de travail alors que les congés se décomptent en jours ?

Parce que l’acquisition des congés est liée au travail effectif : juridiquement, le temps de travail effectif est le temps où le salarié est à la disposition de l’employeur et suit ses directives sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles. (Légifrance)
Ensuite, on convertit ces droits en jours (ouvrables ou ouvrés) selon votre organisation.

Temps partiel : le décompte change si je suis un salarié travaillant 4 jours ?

En principe, un salarié à temps partiel a la même durée de congés payés qu’un salarié à temps plein, et le décompte suit les règles “jours ouvrables/jours ouvrés” de l’entreprise (pas juste les jours effectivement travaillés), sauf modalités spécifiques prévues. (Service Public)
Donc oui : même si certaines équipes ne travaillent pas le vendredi, le décompte peut quand même compter des jours “dans l’intervalle” selon vos règles (c’est précisément là que les erreurs arrivent).

Peut-on reporter ses congés sur l’année suivante ?

En règle générale, les congés sont faits pour être pris : s’ils ne le sont pas, ils peuvent être perdus sauf report prévu par accord/usage… et il existe aussi des exceptions légales, notamment quand le salarié n’a pas pu prendre tout ou partie de ses congés pour cause de maladie ou d’accident : il bénéficie alors d’une période de report de 15 mois (dans les conditions prévues par le Code du travail, Article L3141-19-1).
Et côté négociation, un accord collectif (ou accord d’entreprise/branche) peut encadrer le report (jusqu’à des dates limites prévues). (Légifrance)

Fractionnement : quel lien avec un accord d’entreprise ?

Quand le congé principal dépasse 12 jours ouvrables, il peut être fractionné : une fraction doit rester d’au moins 12 jours ouvrables continus (dans la période prévue), et les règles peuvent être organisées par accord. (Légifrance)
Moralité : avant de trancher “au feeling”, vérifiez votre convention/accord.

Comment éviter l’erreur de décompte dans un logiciel de gestion des congés ?

Trois réglages suffisent (et évitent les sueurs froides) :

  • Définir les jours ouvrés réels de chaque équipe (ex : mardi–samedi).

  • Paramétrer les jours fériés selon l’entreprise (chômé ou travaillé selon votre contexte).

  • Poser une règle de calcul uniforme (et documentée) : un clic, une règle, pas 12 exceptions “dans la tête de Sophie”.
    C’est exactement ce que doit faire un bon logiciel de gestion, sinon la règle est “utilisée” différemment selon qui clique… et là, bon courage. (Service Public)

Mini-cas : si un jour férié tombe un lundi, combien de jours faut-il poser ?

Si l’entreprise décompte les congés en jours ouvrés (lundi→vendredi) et que le jour férié du lundi est chômé, alors pour être absent toute la semaine il suffit de poser 4 jours (mardi→vendredi) : le lundi férié ne se décompte pas. En jours ouvrables, le décompte peut être différent selon les règles de l’entreprise. (Service Public)

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